Marcher sous un avion : formation pratique de spécialiste des opérations aéroportuaires - Aéroport international de Fredericton
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Marcher sous un avion : formation pratique de spécialiste des opérations aéroportuaires

Publié par :
3 / 14 / 2014
Rick inspectant un Airbus A330

Rick inspectant un Airbus A330

Ça n’arrive pas souvent d’avoir la chance de marcher sous un avion commercial… en fait sous n’importe quel avion.

Alors quand Rick Tompkins, un de nos spécialistes des opérations aéroportuaires, m’a demandé si je voulais faire le tour d’un Airbus A330 avec lui, j’ai saisi l’occasion.

L’expression « faire le tour » décrit bien ce genre d’inspection : les intervenants d’urgence vont voir l’avion, en font littéralement le tour pour regarder les freins et vérifier les ouvertures.

Malgré que cette équipe soit toujours en train de s’exercer et d’étudier pour être prête à une situation d’urgence, « il n’y a rien qui vaille la réalité », commente Rick.

Apprendre à connaître un avion en trois dimensions leur donne une assurance supplémentaire d’être prêts à répondre avec autant de rapidité et d’efficacité que possible, si jamais il survenait une situation d’urgence.

Mais, naturellement, ils ne font pas ça pour tous les vols.

À l’aéroport international de Fredericton, les vols commerciaux réguliers transportent de 19 à 75 passagers, et comme ils sont ici tous les jours, nos spécialistes connaissent déjà bien ces avions.

Vu la proximité de la BFC Gagetown, à seulement 10 minutes d’ici, nous avons souvent la possibilité de collaborer avec les Forces armées canadiennes, qui doivent déplacer des soldats et de l’équipement par l’aéroport international de Fredericton.

Comme il y a des centaines de soldats et tout leur équipement, ces déploiements de troupes nécessitent souvent de plus gros avions que nos équipes ne connaissent pas aussi bien. Dès qu’il s’en présente un, nos gens en profitent pour bien l’examiner et améliorer leurs connaissances plus théoriques.

L’Airbus A330 roulant vers le terminal

L’Airbus A330 roulant vers le terminal

Pendant que je me promenais joyeusement en prenant des photos et en m’émerveillant de pouvoir me trouver sous un avion géant – ils ont peut-être l’air gros en photo, mais ce n’est rien en comparaison de se tenir sous le nez de l’avion et de le regarder – les spécialistes, eux, faisaient sérieusement leur travail.

« Ça aide de voir l’avion pour vrai et de repérer des choses, comme la place des ouvertures », explique Rick.

Parfois, ces ouvertures sont identifiées sur la carlingue de l’avion; s’il faut la percer, on sait que c’est un endroit sécuritaire où on peut couper sans risquer de tomber sur des câbles ou autre chose qui pourrait causer un problème.

Dan Hovey, l’autre spécialiste des opérations aéroportuaires en service ce jour-là, me fait remarquer qu’ils cherchaient à repérer les choses déjà étudiées sur papier.

En plus de l’emplacement des ouvertures, « nous cherchons le nombre d’issues de secours de l’avion, l’endroit où elles sont situées, le nombre de passagers qu’il transporte, la capacité en carburant, l’emplacement des portes de chargement du fret, la position des interrupteurs des moteurs dans le poste de pilotage, ce genre de choses-là. »

C’est bon de voir ces éléments sur papier, mais une interaction concrète avec l’avion aide les spécialistes à voir les choses dans leur juste perspective.

Pour mieux comprendre le contexte, si vous avez déjà tenté d’assembler des meubles vous-même, pensez à la différence entre le plan et l’apparence des choses en trois dimensions.

Airbus-A330-wheels

Inspection de l’ensemble de freinage

Les gars ont aussi passé beaucoup de temps à examiner l’ensemble de freinage. Dan m’a expliqué que c’était important au cas où un appareil atterrirait avec un frein surchauffé.

Ouais, je n’avais aucune idée de ce que ça voulait dire.

« Si un avion atterrit et que les freins surchauffent, un pneu pourrait crever et, comme les freins sont juste sous le moteur, s’il y a un feu, ça peut être très dangereux », précise Dan.

En effet.

Heureusement, les problèmes mécaniques sont assez rares et ce n’est pas parce que les spécialistes sont appelés qu’il va nécessairement y avoir un drame.

« La plupart du temps, un frein surchauffé doit seulement être surveillé, et les véhicules d’urgence sortent pour suivre l’avion seulement au cas où il se produirait quelque chose. »

Airbus-A330

Je suis rassurée de savoir que nos équipes profitent de toutes les possibilités pour améliorer leurs connaissances. Même en plein hiver quand il fait vraiment froid sur l’aire de trafic