Portrait d’une participante : Corey Ferguson - Aéroport international de Fredericton
Blog

Portrait d’une participante : Corey Ferguson

Publié par :
5 / 11 / 2015

Corey FergusonLe 23 mai prochain, 300 coureurs s’élanceront sur les pistes de l’aéroport international de Fredericton en vue de recueillir des fonds pour les programmes de santé mentale et réduire la stigmatisation entourant la maladie mentale. Pourquoi le travail de l’Association canadienne pour la santé mentale est-il si important? Voici l’histoire de Corey Ferguson.

« Je vis avec la dépression et l’anxiété depuis aussi longtemps que je m’en souvienne. En fait, cette situation a commencé avant même que je sache qu’elle avait un nom ou qu’elle serait la source de tant de problèmes dans ma vie. Comme les questions de santé mentale n’étaient pas vraiment abordées à l’école ou dans la communauté, j’ai pris ma détresse émotionnelle pour une angoisse d’adolescente, malgré une profonde dépression et des idées suicidaires.

J’ai quitté New Glasgow, en Nouvelle-Écosse, ma ville natale, pour étudier à l’Université St. Thomas, à Fredericton, au Nouveau-Brunswick. Pendant quatre années, j’ai fait partie de l’équipe de rugby féminin et, à ma dernière saison, nous avons même remporté un championnat de l’Association atlantique du sport collégial. Tout ce temps, mes problèmes de santé mentale ne s’amélioraient pas, au contraire. La dépression et l’anxiété me perturbaient du point de vue scolaire, social et personnel et j’avais des idées suicidaires. J’ai même abouti deux fois à l’hôpital en 2009 et en 2010. Finalement, j’ai dû abandonner mes études alors qu’il me manquait seulement neuf crédits pour décrocher mon bac.

J’ai consacré deux années à mon rétablissement. Pour cela, j’ai eu l’appui intensif de l’équipe interdisciplinaire et du programme de thérapie de jour offert à l’hôpital Dr Everett Chalmers, à Fredericton, et l’aide de mon réseau personnel. En 2010, j’ai décidé de déménager à Moncton. J’y ai cherché un emploi qui convenait à ma situation et, tout doucement, je me suis mise à travailler à temps plein. Aujourd’hui, j’ai cinq années d’expérience auprès du public. J’en ai passé quatre chez Impact jeunesse en tant que conseillère en établissement pour les jeunes ayant des difficultés affectives et comportementales.

En septembre 2013, j’ai pris le risque de quitter mon emploi à temps plein, qui était pourtant aussi enrichissant qu’essentiel à ma stabilisation, à mon rétablissement et à mon sentiment d’avoir un but, et je suis retournée à St. Thomas pour finir mes études. J’ai fini par avoir mon baccalauréat (avec des majeures en psychologie et criminologie et une mineure en sociologie) en mars 2014. En septembre de la même année, j’ai eu la chance d’être engagée comme travailleuse communautaire régionale (zone 1) par l’Association canadienne pour la santé mentale – Division du Nouveau-Brunswick, où j’ai pu mettre à profit mon expérience personnelle et ma passion pour sensibiliser les communautés au sujet des maladies mentales dans un contexte de mieux-être et les inciter à agir.

L’activité physique joue un rôle primordial dans le rétablissement et le maintien du bien-être mental. Pendant les périodes où j’éprouvais de grands problèmes, le fait d’avoir participé à des sports d’équipe et d’avoir été active m’a permis de tenir bon et de rester en contact avec mon entourage. Cela a fait une différence considérable. L’activité physique et le sport m’ont aussi servi de mécanismes d’adaptation et d’exutoire. En plus de me permettre d’exprimer mes sentiments, ils m’ont fourni une structure et ont amélioré mon humeur et ma confiance en moi. »

Corey participera à la Course sur piste YFC le 23 mai. Vous pouvez promettre votre soutien ici.